COINACAPA & ACEBA, Bolivie

Infos importantes

Partenaire Fairtrade Pakka:
June 2012

Nombres de familles paysannes:
1000

Etendue:
60’000 ha Reservat

Productions principales:
Noix de brésil, Sal de marin
Noix de brésil, nature

Certifications:
Max Havelaar, EU-Bio

Pays et région:
Departamento Pando, Bolivie

A propos de nos noix du Brésil et de nos deux cooperatives COINACAPA & ACEBA

La moitié de ce qui reste des fôrets tropicales dans le monde se trouve en Amazonie. La partie brésilienne, qui représente environ les trois quarts de la fôret amazonienne est la zone forestière la plus grande du monde. La forêt tropicale joue un rôle essentiel pour l’équilibre écologique de notre planète. En raison de ses dimensions immenses elle offre une grande capacité de stockage du dioxyde de carbone et constitue une réserve naturelle qui favorise une grande diversité génétique de la flore et de la faune. La forêt tropicale joue un rôle social essentiel pour de nombreuses communautés locales. Depuis plusieurs générations, elle abrite de nombreux groupes ethniques indigènes et constitue leur source naturelle de nourriture et de revenu. Collecter des noix sauvages du Brésil est une façon traditionnelle et durable d’utiliser l’abondance naturelle de la forêt tropicale. La noix du Brésil est le fruit de l’arbre de Castanheira (Bertholletia Excelsa), classé sur la liste rouge des espèces en voie de disparition de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature et des Ressources Naturelles) depuis 1998. La plus grande menace pour ces arbres est le déboisement tropical : les vastes dégagements de forêt diminuent la biodiversité et détruisent cet environnement unique pour permettre à ces arbres de vivre. Dans les faits, la quasi-totalité des noix du Brésil consommées dans le monde proviennent de collectes traditionnelles. Tous les efforts scientifiques visant à cultiver cette plante ailleurs ont jusqu’à présent échoué. La noix du Brésil ne fleurit que dans la forêt amazonienne grâce à son interaction complexe avec d’autres organismes. En outre, les cueilleurs de noix du Brésil traditionnels, les Castanheiros, sont de plus en en concurrence avec des entreprises forestières, des éleveurs ainsi que les plantations de soja dans la forêt tropicale. L’espoir principal de Castanheiros d’être en mesure de continuer à vivre de leur activité et de ne pas être chassé de la forêt, réside dans la possibilité que ces régions soient reconnues comme des réserves naturelles d’extractivisme. L’UICN considère ces réserves et les méthodes qui en découlent comme le moyen le plus efficace de protéger les différentes espèces végétales de la forêt. La coopérative italienne « Chico Mendes Modena » est présente en Amérique du Sud depuis les années 1980. Depuis de nombreuses années, la coopérative à mis en place – avec le mouvement brésilien «People of the Forest» – un projet visant à soutenir les Castanheiros et à préserver les arbres du Brésil. En 1990, les premières réserves de cueillettes ont été déclarées zones protégées au Brésil et en Bolivie et trois ans plus tard, en 1993, les premières noix du Brésil ont été exportées vers les marchés européens d’outre-mer. En Italie, la noix du Brésil est devenue le premier produit équitable qui a connu un grand succès. Depuis, de nombreuses améliorations ont vu le jour tant pour la qualité des matières premières que pour les procédures de traitement ou de livraison. Cependant, les exigences élevées en matière de qualité de l’Union Européenne restent un défi majeur pour les coopératives. Les deux coopératives boliviennes COINACAPA et ACEBA, qui récoltent des noix du Brésil pour ce projet, sont situées dans la partie occidentale de la forêt tropicale amazonienne. Le commerce de noix du Brésil a permis à plus de 1000 familles de continuer à vivre de manière traditionnelle et de favoriser une utilisation durable de la forêt tropicale. Ces familles vivent grâce au projet Fairtrade d’exportation de noix du Brésil. Leur zone de récolte a été déclarée zone protégée, ce qui permet de sauver environ 60 000 km2 (environ la taille de la Suisse) de la déforestation. Ce projet a également eu d’’autres résultats positifs comme par exemple l’accès aux programmes de soins de santé, aux médecins et l’accès gratuit aux hôpitaux. En conséquence, le nombre de cas de paludisme et de tuberculose a considérablement diminué et la propagation épidémique de la fièvre de la dengue est maintenant sous contrôle. COINACAPA signifie «Cooperative Integral Agroextractivista Campesinos de Pando». Cette coopérative a été fondée en 2001 et emploie environ 350 familles. COINACAPA a été la première coopérative du département Pando en Bolivie, qui s’est prononcée pour les droits des cueilleurs des noix du Brésil. ACEBA signifie « Asociación de Comunidades Extractivistas del Bosque Amazónico ». Cette coopérative est également active dans le département Pando et a son siège social dans la ville de Cobija. Environ 80 familles de 4 communautés extractivistes de la région amazonienne sont regroupées sous ce nom.