Elle est petite, mais peut causer d’importants dégâts : la punaise marbrée, aussi appelée Brown Marmorated Stink Bug (BMSB), constitue depuis son apparition en Géorgie en 2017 l’un des principaux défis pour la culture de la noisette. Pour des milliers de familles agricoles, une forte infestation peut entraîner des pertes de récolte considérables.
La situation est particulièrement difficile en agriculture biologique. Alors que la production conventionnelle de noisettes a souvent recours à des produits phytosanitaires chimiques, cette option n’est pas adaptée aux productrices et producteurs bio. Il faut donc trouver des méthodes efficaces qui soient compatibles avec les exigences de l’agriculture biologique.
C’est précisément là qu’intervient un projet commun de la Pakka Foundation, de Pakka Georgia et de NCC. Le projet «Enhancing Georgia’s Agricultural Competitiveness: Sustainable Hazelnut and Almond Agroforestry in Kakheti and Samegrelo» se déroule de juillet 2025 à juin 2028 et bénéficie d’un financement de 650'000 euros de l’Austrian Development Agency (ADA) dans le cadre d’International Partnerships Austria.
Un aspect central du projet est la collaboration entre différents acteurs. Car des défis comme celui de la punaise marbrée ne peuvent pas être résolus par une seule organisation. L’agriculture, la recherche, les institutions publiques et le secteur privé doivent mettre en commun leurs connaissances et leurs expériences. Pakka Georgia travaille donc en étroite collaboration avec la National Food Agency (NFA), la Rural Development Agency (RDA) et l’association des producteurs de noisettes biologiques «CaucasNut».
Quels pièges sont les plus efficaces ?
Avec la National Food Agency, Pakka Georgia teste différentes méthodes pour lutter contre la punaise marbrée dans la production biologique de noisettes. Dans ce but, Pakka Georgia a fabriqué et installé des pièges spécifiques. La National Food Agency fournit les phéromones nécessaires. Ces substances attractives attirent les punaises et permettent de les capturer de manière ciblée.
L’essai en cours compare différentes configurations et différents types de pièges. L’objectif est de déterminer quelles méthodes sont particulièrement efficaces tout en restant compatibles avec la production biologique de noisettes. Les tests sont menés dans les régions de Samegrelo et de Kakheti.
L’expérimentation est accompagnée scientifiquement par deux spécialistes géorgiens : le professeur George Japoshvili de l’Agricultural University of Georgia et la professeure Maka Murvanidze de l’Ivane Javakhishvili Tbilisi State University. Ils conseillent l’équipe du projet tout au long de la période d’essai.
Transformer les connaissances en solutions pratiques
Cet exemple montre combien la collaboration est importante pour une agriculture durable. Les connaissances scientifiques ne suffisent pas à elles seules : elles doivent aussi être testées dans des conditions réelles et pouvoir être utilisées concrètement par les productrices et producteurs.
Le travail commun permet de développer des connaissances susceptibles d’aider les productrices et producteurs de noisettes biologiques à mieux protéger leurs cultures contre la punaise marbrée. Le projet contribue ainsi également à renforcer, à long terme, la résilience du secteur de la noisette biologique en Géorgie.Ensemble, nous testons différentes approches, collectons des données et développons des solutions dont pourront bénéficier les productrices et producteurs dans toute la Géorgie.

Photo : des producteurs de noisettes de l'association de noisettes bio CaucasNut lors d'une réunion organisée dans le cadre du projet.

International Partnerships Austria financé par ADA

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